Le pépin de pamplemousse – Petit mais costaud

Cette plante, souvent confondue, à tort, avec le pomélo, est un véritable trésor aux nombreuses applications dans le domaine de la santé. Faisons ensemble le point sur cette plante :

Description et origine :

Le vrai pamplemousse est un agrume originaire d’Asie, mais largement adapté à toutes les zones chaudes et humides, et porte le nom scientifique de citrus maxima. Ce fruit, connu est cultivé depuis plus de 4000 ans, peut peser jusqu’à huit kilogrammes et mesurer trente centimètres de diamètre, ce qui en fait le plus gros agrume poussant sur la planète. Sa chair est acide et amère, ce qui fait qu’il est éclipse commercialement par son cousin le pomélo. Toutefois, c’est lui qui présente les meilleures propriétés pour une utilisation de type « santé », car il contient des concentrations plus importantes en principes actifs.

Par abus de langage, le pomélo est souvent appelée pamplemousse. Le pomélo est un hybride naturel entre le vrai pamplemousse et l’orange douce. Avec une chair rose orangée beaucoup moins acide et amère, il est largement cultivé et commercialisé, que ce soit sous forme de fruits à consommer directement, ou bien sous forme de jus. Ce n’est pas ce fruit que nous allons étudier dans la suite de cet article.

Les actifs du pamplemousse :

Les principaux actifs du pamplemousse sont les flavonoïdes, la vitamine C, l’acide citrique, des tocophérols, des stérols et des limonoides. C’est le juste équilibre entre les différents actifs qui rend l’extrait de pépin de pamplemousse si efficace.
L’extrait de pépins de pamplemousse est souvent abrégé par EPP, lorsque vous recherchez ce produit, pensez-y.

Les effets du pamplemousse :

L’extrait de pépin de pamplemousse possède des effets antiseptiques, un effet antiviral, un effet antifongique, il stimule le système immunitaire et se montre également efficace contre les problèmes de parasites. Il s’utilise toujours dilué (attentions aux yeux, l’acide citrique contenu est irritant).

D’une manière générale, l’EPP se consomme dilué dans un verre d’eau, avec un dosage de l’ordre de une goute de produit par kilogramme.

En usage interne (toujours après dilution, c’est important !), l’EPP se montre efficace contre les rhumes, grippes, infections digestives, parasitoses, mycoses. C’est également un excellent anti allergique.

Les utilisations externes du pamplemousse sont très variées : désinfection des petites plaies, piqûres, verrues et autres mycoses. Pour les brûlures et les plaies plus conséquentes, on lui préfèrera le miel de thym, moins agressif (rappelons que l’EPP contient de l’acide citrique).
Une des utilisations courantes de l’EPP est la lutte contre les mycoses vaginales et les parasites, car il est très facile à appliquer à l’aide d’une compresse que l’on peut maintenir en place à l’aide d’un protège-slip.

En gargarisme, l’extrait de pépin de pamplemousse est efficace pour traiter les problèmes de la bouche tels que les mycoses, la gingivite, les aphtes.

Il est également possible d’utiliser l’extrait de pamplemousse en shampoing pour lutter contre les pellicules mais aussi contre les poux, son action antiparasitaire montre alors son efficacité.

La gale, aussi bien chez l’homme que chez l’animal (chiens, chats, chevaux) se traite bien avec l’EPP : diluer l’EPP dans de l’huile (dans un rapport de un pour dix, doit 10ml d’extrait pour 100 d’huile d’olive vierge par exemple), et frictionner l’animal avec ce mélange pendant une semaine. Il faut bien insister dans les plis de la peau, afin de détruire efficacement les parasites qui s’y seraient logés.

Une lectrice (merci Myriamaloe) me signale sur twitter que, lorsqu’elle distribuait des cosmétiques bio, le principal agent conservateur des produits était de l’EPP !!! Ceci confirme bien son effet « anti tout »…

Dans quels cas ne faut il pas utiliser l’EPP :

Une lectrice (merci Patricia) me signale que l’extrait de pépin de pamplemousse est une substance qui combat les anti-rejets qu’on administre aux greffés (son mari est greffé du rein). Il est donc à éviter dans ce cas.

@NaturoTouati me signale, via twitter, qu’il faut également éviter l’EPP en cas de prise de bêtabloquant ou d’extrait thyroïdien.

Associations courante du pamplemousse avec d’autres plantes :

En général, du fait de son large spectre d’applications,  l’extrait de pépin de pamplemousse se suffit à lui même, mais on le trouve également en mélange avec de l’échinacée et de l’éleuthérocoque lorsqu’il s’agit de traiter et prévenir les troubles hivernaux tels que rhumes et grippe (action curative de l’EPP + action préventive des autres plantes).

Sous quelle forme trouve t on l’extrait de pépin de pamplemousse ?

L’EPP se trouve généralement sous forme liquide, en flacon compte goutte, mais aussi sous forme de comprimés.

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