La culture et la récolte du Guarana

Je vais vous parler aujourd’hui de la culture et de la récolte du guarana en Amazonie, car si beaucoup de monde connait cette plante pour sa très forte teneur en caféine, peu de monde est au courant de son origine exact et de ses modes de culture et de récolte.

Le guarana est une plante qui pousse comme une liane : elle pousse en s’enroulant autour des arbres (jusqu’à 40 de long, afin d’atteindre la crête des arbres pour profiter du soleil) ou, à défaut de support, en buissons, buissons qui peuvent atteindre quatre mètres de diamètre.
Le guarana est quasi exclusivement cultivé en Amazonie Brésilienne, dans la forêt humide (la « RainForest »), souvent en association avec des cultures de manioc. Les deux plantes poussant à des hauteurs différentes, elles n’entrent pas en compétition. L’entretien des plants de guarana, leur taille, s’effectuent exclusivement de manière manuelle (cette culture est impossible à mécaniser). Les champs sont généralement situés en altitude, sur des terrains plutôt pauvres en nutriments (souvent à plusieurs kilomètres des villages).

La récolte commence généralement au mois de novembre, lorsque les graines commence à arriver à maturité, pour se terminer en février ou mars. Tout comme la culture, la cueillette s’effectue de manière manuelle.
Les graines sont stockées quelques jours en sac, et commencent à fermenter. Cette fermentation à pour conséquence d’augmenter le taux de caféine présent dans les graines.

Suite à leur fermentation, les graines sont foulées afin de libérer le plus possible de graines. Le tout est ensuite plongé dans l’eau, dans laquelle les coquilles vides flottent. On récupère les coquilles pour en faire des engrais qui serviront à améliorer la qualité de la terre dans les plantations. Les graines sont frottées pour les laver correctement, puis égouttées.

 

Une fois les graines égouttées, on passe à l’étape suivante: le séchage au feu. Les graines sont chauffées et remuées jusqu’à atteindre environ 7% d’humidité. Cette opération de séchage est longue et difficile, car elle nécessite une surveillance constante, afin de ne pas griller le guarana. Au cours de ce séchage, la graine s’assombrit et change de consistance (elle devient moelleuse). Le guarana est maintenant prêt à être emballé et expédiée vers les coopératives qui assurent la commercialisation des graines.

Une fois vendues, les graines sont analysées par un laboratoire afin de déterminer le taux de caféine et de vérifier qu’il n’y a pas de contamination des graines par des substance dangereuses.

Les rendements de la culture du guarana sont de l’ordre de 130 kg de graines par hectare. Une forte demande sur le marché international permet de maintenir un prix de vente relativement élevé, ce qui garantit un revenu correct pour les paysans qui exercent ce type de culture.

Voilà, j’espère que ce mini reportage vous a permis de passer quelques minutes agréables…

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